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    Question franco-canadienne (French Edition) Door: Arthur Buies,

    La conquête du Canada par l’Angleterre fut le signal, non seulement d’un changement radical de régime, d’institutions et de politique, mais encore de la cessation complète de toute relation commerciale entre la colonie et son ancienne mère-patrie. La France ne fut plus pour nous qu’un souvenir. Les navires marchands qui, une fois par année, nous mettaient en communication régulière avec elle, ne reparurent plus ; aucun émigrant ne nous arriva de ses ports, pas plus qu’aucun de ses produits ; nous connûmes à peine même son histoire, et l’écho de ses grandes révolutions nous parvint comme le retentissement de catastrophes inexplicables. Intellectuellement, commercialement, politiquement, historiquement, le Canada fut séparé de la France ; il eut d’autres destinées ; il vit, petit à petit, s’étendre de nouveaux horizons, il entra plus directement dans la vie américaine ; le régime colonial, sous l’influence du progrès des idées et du développement des États-Unis, s’élargissant tous les jours, le Canada devint peu à peu maître de lui même, et, phénomène admirable ! à mesure que, par le temps, il s’éloignait de plus en plus de la France, à mesure que les années, s’accumulant, semblaient devoir obscurcir ses souvenirs, à mesure que les institutions, changées de nature, améliorées et perfectionnées, le plaçaient dans une atmosphère de plus en plus différente, et plus le Canada, à douze cents lieues de la France, sans aucun contact avec elle, restait et grandissait français.Un siècle se passa ainsi, lorsque, tout à coup, l’arrivée d’une corvette française, dans le port de Québec, ouvrit une ère nouvelle et fut comme le premier jalon des relations qui allaient devenir de plus en plus nombreuses.Quelques années plus tard, la France, tout étonnée de voir en Amérique une colonie anglaise composée d’un million de français, et comprenant l’étendue des rapports multiples qu’elle pouvait avoir avec elle, envoyait au Canada le premier consul général que nous ayons eu, et qui se nommait M. Gauldrée-Boileau.C’était à l’époque où Napoléon III négociait avec l’Angleterre un traité de commerce qui allait établir le libre-échange sur une foule d’articles entre les deux pays. D’après ce traité, tout navire construit en Angleterre ou dans ses colonies pour des armateurs français, ne payait qu’un droit d’entrée de deux francs par tonneau, arrivé à sa destination. M. Gauldrée-Boileau, profitant de ces circonstances avantageuses, s’employa activement et énergiquement à développer le commerce du Canada avec son ancienne mère-patrie. Des relations importantes furent nouées, surtout avec les armateurs de Marseille, et, en 1867, on compta jusqu’à douze navires construits à Québec pour le compte de ces derniers. Québec était devenu comme une succursale des chantiers maritimes français, et voyait avec confiance grossir de plus en plus dans l’avenir cette industrie qui donnait au Canada un nouveau débouché et augmentait les éléments de sa prospérité...

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    Le chemin de fer du lac Saint-Jean (French Edition) Door: Arthur Buies,

    IL Y A CINQUANTE ANSVers la fin de 1844, un écrivain, qui porte un nom estimé dans la littérature française, grand chasseur devant Dieu et assez véridique devant les hommes… pour un chasseur, venait de parcourir tout le continent du Nord-Amérique, à la poursuite des fauves nombreux, plus ou moins féroces, plus ou moins originaires du sol, ou descendants dégénérés des terribles fauves d’Asie et d’Afrique. Ces hôtes barbares des forêts sont le cuguar, le jaguar, le pouma, le chat sauvage et la panthère, sans compter le “grizzly bear” (ours gris) qui, lui, n’a pas d’ascendant connu dans les vieux continents, qui est l’habitant immémorial des montagnes Rocheuses, animal monstrueux, d’une force et d’une férocité effrayantes, la plus redoutable bête qu’un chasseur puisse rencontrer.Le Nemrod lettré, que nous signalons au lecteur, s’était promené du Nord au Sud, la carabine et le bowie-knife à la main, sur ces vastes territoires alors à peu près inhabités, et qui sont devenus de nos jours des États de la grande République Américaine. Et maintenant, fatigué d’aventures, il arrivait à Québec, dans les premiers jours de 1844, sur l’invitation d’un capitaine d’artillerie anglais qui lui avait promis, dans une chasse à l’orignal, un sport rempli d’émotions et de périls, comme les seuls vrais chasseurs les aiment.Cette dernière campagne terminée, notre écrivain avait voulu l’ajouter à un récit fort intéressant, fort instructif, qu’il venait d’écrire de toutes ses courses, et voici comment il s’exprimait à cette occasion :« Le Canada est le pays des grandes chasses ; les steppes incultes qui s’étendent au nord de Québec et de Montréal sont peuplées de Peaux-Rouges à moitié civilisés, vivant du produit de leurs chasses et de leurs pêches ; aussi, pour un Européen amateur de sport, cette contrée est-elle la plus belle entre toutes, malgré sa rudesse et son aspect sauvage qui empêcheront à tout jamais la civilisation d’y pénétrer et la colonisation d’y faire des établissements durables.................................................« Le capitaine avait, à l’avance, pris avec quelques Indiens de l’établissement de Sainte-Anne un arrangement grâce auquel quatre des plus habiles chasseurs de leur tribu devaient nous joindre à quarante milles de Québec, à un rendez-vous désigné par eux, sur l’extrême limite des provinces habitées. Jack, le guide de notre caravane, nous attendait de son côté à Lorette avec ses autres compagnons....................................................« Le chemin qui conduisait à Lorette était large et bien tenu. Nous arrivâmes au rendez-vous après un trajet qui dura une heure.« Nous parvînmes, à la tombée de la nuit, à un misérable hameau qui s’élevait sur les bords d’un petit lac, à une dizaine de milles de l’endroit où nous devions chasser les élans. La cabane de planches qui s’énorgueillissait du titre pompeux « d’hôtel du Roi Georges, » était un misérable abri. Cette habitation fantastique se composait d’un immense hangar divisé en deux compartiments, l’un destiné au « Bar-Room, » le compartiment indispensable du débitant de liqueurs américain, et l’autre servant de chambre à coucher à la famille du land-lord, qui, à vrai dire, était et devait être dans ce désert la seule consolation du tavernier, un Anglais fort bien élevé, qui, d’après ce que j’avais appris, avait été jadis dans une heureuse position. La seule distraction de cet exilé était de recevoir de temps à autre un numéro dépareillé du Journal de Québec, où il trouvait des nouvelles de son pays natal. Une particularité digne de remarque, c’est que cet honnête tavernier éprouvait un orgueil sans pareil à nous montrer, à travers les vitres gelées de l’unique croisée de son parloir, quelques centaines d’arpents de terre défrichés sur lesquels s’élevaient onze ou douze cabanes informes, auxquelles il donnait le nom de village Royal.« Douze ans avant cette époque, nous disait-il, ma colonie n’existait pas ! »...

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    L'ANCIEN ET LE FUTUR QUÉBEC (French Edition) Door: ARTHUR BUIES,

    Extrait : … J’ai guère plus d’une heure à vous parler, et j’ai à fairedérouler devant vous, au pas de course, l’histoire de plus dedeux siècles et demi. Les faits passeront devant vous, rapides,sans répit, sans intervalles, comme des flots qu’un ventimpétueux pousse les uns sur les autres ; seulement, les flotsviennent toujours se briser soit sur le rivage, soit sur lesécueils, tandis que notre histoire grandit et s’élève toujours ;nous aborderons avec Champlain au pied du roc de Stadaconaen 1608, et nous monterons avec Lord Dufferin jusqu’ausommet de ce roc en 1876, et nous en ferons le tour enembrassant toute une ville là où il n’y avait, il y a deux centsans, qu’une épaisse et sauvage forêt....

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    Le chemin de fer du lac Saint-Jean (French Edition) Door: Arthur Buies,

    Extrait : … Vers la fin de 1844, un écrivain, qui porte un nom estimédans la littérature française, grand chasseur devant Dieu etassez véridique devant les hommes… pour un chasseur, venaitde parcourir tout le continent du Nord-Amérique, à la poursuitedes fauves nombreux, plus ou moins féroces, plus ou moinsoriginaires du sol, ou descendants dégénérés des terriblesfauves d’Asie et d’Afrique. Ces hôtes barbares des forêts sontl e cuguar, le jaguar, le pouma, le chat sauvage et la panthère,sans compter le “grizzly bear” (ours gris) qui, lui, n’a pasd’ascendant connu dans les vieux continents, qui est l’habitantimmémorial des montagnes Rocheuses, animal monstrueux,d’une force et d’une férocité effrayantes, la plus redoutablebête qu’un chasseur puisse rencontrer....

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    Le chemin de fer du lac St Jean (French Edition) Door: Arthur Buies,

    Extrait:Vers la fin de 1844, un écrivain, qui porte un nom estimé dans la littérature française, grand chasseur devant Dieu et assez véridique devant les hommes… pour un chasseur, venait de parcourir tout le continent du Nord-Amérique, à la poursuite des fauves nombreux, plus ou moins féroces, plus ou moins originaires du sol, ou descendants dégénérés des terribles fauves d’Asie et d’Afrique.

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    Lettres sur le Canada.Etudes sociales 1ère et 2ème lettre (French Edition) Door: Arthur Buies,

    Extrait:Enfin, mon cher ami, je suis arrivé sur cette terre du Canada dans cette patrie des héros ignorés, qui, pendant cent ans, ont lutté contre les forces réunies de l’Angleterre et de ses colonies américaines. J’ai vu les enfants de la France, je suis au milieu d’eux, je leur parle ; et ce que je vois, ce que j’étudie, ce que j’entends, je vais vous en faire le récit.

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    L'ancien et le futur Québec "projet de son excellence Lord Dufferin" (French Edition) Door: Arthur Buies,

    Extrait:J’ai guère plus d’une heure à vous parler, et j’ai à faire dérouler devant vous, au pas de course, l’histoire de plus de deux siècles et demi. Les faits passeront devant vous, rapides, sans répit, sans intervalles, comme des flots qu’un vent impétueux pousse les uns sur les autres ; seulement, les flots viennent toujours se briser soit sur le rivage, soit sur les écueils, tandis que notre histoire grandit et s’élève toujours

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    Lecture sur l'entreprise du chemin de fer du nord (French Edition) Door: Arthur Buies,

    Extrait:Ce qu’il faut, ce qui est un besoin essentiel, une condition absolue d’existence pour les peuples modernes, ce sont les grands travaux industriels, l’application vaste et répétée de la science, et des voies de communication aussi nombreuses qu’étendues. La vie matérielle est analogue à la vie animale ;

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    Arthur Buies - Oeuvres - lci-126 (P) Door: Arthur Buies,

    Cet ouvrage contient les oeuvres d'Arthur Buies CONTENU : ŒUVRESLettres sur le Canada 1867CHRONIQUES : HUMEURS ET CAPRICES 1873Lecture sur l’Entreprise du Chemin de Fer du Nord 1874CHRONIQUES : VOYAGES 1875Petites chroniques pour 1877 1878Ajouts 1964La presse canadienne-française et les améliorations de Québec 1875L’ancien et le futur Québec 1876Question franco-canadienne 1877Une évocation 1883La Lanterne 1884Anglicismes et canadianismes 1888Récits de voyages 1890Au portique des Laurentides 1891Réminiscences 1893La vallée de la Matapédia 1895Le chemin de fer du Lac Saint-Jean 1895Les Poissons et les Animaux à fourrure du Canada 1900La province de Québec 1900

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    Question franco-canadienne (French Edition) Door: Arthur Buies,

    Extrait : … La conquête du Canada par l’Angleterre fut le signal, nonseulement d’un changement radical de régime, d’institutions etde politique, mais encore de la cessation complète de touterelation commerciale entre la colonie et son ancienne mèrepatrie.La France ne fut plus pour nous qu’un souvenir. Lesnavires marchands qui, une fois par année, nous mettaient encommunication régulière avec elle, ne reparurent plus ; aucunémigrant ne nous arriva de ses ports, pas plus qu’aucun de sesproduits ; nous connûmes à peine même son histoire, et l’échode ses grandes révolutions nous parvint comme leretentissement de catastrophes inexplicables

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    Réminiscences (French Edition) Door: Arthur Buies,

    Extrait : … Est-ce que vous vieillissez, vous, mon cher lecteur ?Ça se pourrait bien.Pour moi, il me semble que je fais à peu près la même chose,et, pourtant, je rencontre tous les jours, et de plus en plus, signeinfaillible de décrépitude, des gens qui me disent à l’envi :« Comme vous rajeunissez ! Comme vous êtes alerte ! Vousavez l’air d’un jeune homme de vingt-cinq ans ! »…Hélas ! Quand un homme rajeunit tant que ça, on n’a pasbesoin de le lui dire ; il s’en aperçoit suffisamment à la natureet au nombre des exploits qu’il peut accomplir....

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    Les Poissons et les Animaux à fourrure du Canada (French Edition) Door: Arthur Buies,

    Extrait : … Les pêcheries canadiennes sont les plus vastes, les plusprolifiques et les plus variées du monde entier.Toutes les espèces de poissons commerciaux s’y trouvent, eten une telle abondance que la pêche est devenue, en peud’années, une des industries les plus lucratives, produisant unevaleur de plus de cent cinquante millions de francs par année,en tenant compte également des quantités exportées et de cellesqui alimentent les marchés locaux, ou sont consommées surplace....

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    Récits de voyages sur les Grands Lacs (French Edition) Door: Arthur Buies,

    Extrait : … Le voyageur, qui veut remonter le Saint-Laurent, à partir deMontréal, et suivre l’ancienne route des lacs, illustrée par tousles chercheurs et découvreurs du dix-septième siècle, seuleroute qui fût pratiquée et possible, même jusqu’au milieu dusiècle actuel, prend rarement le bateau à Montréal même, àmoins qu’il veuille subir le long et fastidieux passage du canalLachine, et perdre une demi-journée dans un voyage qui n’offreque peu de pittoresque et qu’un médiocre intérêt....

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    Petites chroniques pour 1877 (French Edition) Door: Arthur Buies,

    Extrait : … Encore des Chroniques ! Oui, encore. Je voudrais, dès lapremière page, déconseiller mes lecteurs de les lire. Etcependant elles sont ma seule ressource, à moi qui n’émarge àaucun budget, à moi, rouge avancé, tellement avancé que mesamis m’ont perdu de vue à leur avènement au pouvoir, il y a decela bientôt quatre ans. Quatre ans ! ça n’est rien dans la viedes gouvernements, soit ; mais comme cela compte dans la viedes particuliers ! J’ai vu ma fortune décroître à mesure quegrossissait le vote libéral, et quand la majorité des libérauxdevint écrasante, je touchais juste à la famine....

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    Récits de voyages (French Edition) Door: Arthur Buies,

    Le voyageur, qui veut remonter le Saint-Laurent, à partir de Montréal, et suivre l’ancienne route des lacs, illustrée par tous les chercheurs et découvreurs du dix-septième siècle, seule route qui fût pratiquée et possible, même jusqu’au milieu du siècle actuel, prend rarement le bateau à Montréal même, à moins qu’il veuille subir le long et fastidieux passage du canal Lachine, et perdre une demi-journée dans un voyage qui n’offre que peu de pittoresque et qu’un médiocre intérêt. Il laisse le bateau partir de Montréal à neuf heures du matin, et le retrouve, trente-six milles plus loin, à Coteau-du-Lac, où il s’est rendu par le train de cinq heures, de l’après-midi.Coteau-du-Lac, dont les Anglais ont fait « Coteau-Landing » ; est la véritable tête de navigation des voyages pour ce qu’on appelait autrefois les « pays d’en haut ». On en part, vers sept heures du soir, et l’on entre immédiatement dans le beau lac Saint-François, qui a une longueur d’environ quarante milles, au bout desquels on arrive à la première étape, qui est Cornwall, petite ville qui n’a guère plus de six à sept mille habitants, mais qui jouit d’une grande importance à cause de ses manufactures et de ses usines.Il y demeure bon nombre de Canadiens-français. On sait du reste que les comtés ontariens, qui avoisinent notre province, tels que ceux de Glengary, Prescott, Russell, Carleton, Renfrew, tendent à devenir de plus en plus français. C’est grâce à cette invasion graduelle, sans ralentissement, comme sans dessein préconçu ni arrêté, mais régulière et sûre, de notre population, qui s’épanche sur les extrémités et les côtes de la province-sœur, y adhère et glisse de là sur tous les membres et le reste du corps, par petites ondes de plus en plus grossissantes.C’est ainsi qu’en 1876, neuf comtés voisins de notre province, (Glengarry, Cornwall, Stormont, Dundas, Prescott, Russell, Carleton, South Leeds) qui ne comptaient, réunis, qu’une population française de 25, 466 âmes, en comptaient 41, 674 en 1881, augmentation de plus de seize mille âmes en cinq ans ! Et cela, dans un milieu hostile, ou du moins nullement favorable aux progrès de ceux de notre origine !...

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    La Lanterne (French Edition) Door: Arthur Buies,

    La Lanterne fit son apparition en 1868, vers la fin de Septembre, et s’éteignit dans le Seigneur au mois de Mars suivant, 1869, après une existence de vingt-sept numéros publiés hebdomadairement.Chaque numéro contenait seize pages remplies de terribles vérités qu’on ne pouvait, sans une témérité inouïe, exprimer à cette époque d’aplatissement général dans toutes les classes de la société, et surtout parmi la jeunesse presque tout entière accaparée par les Jésuites. Ceux-ci trouvaient dans l’évêque Bourget un appui obstiné par aveuglement et despotique par fanatisme.Ce que cet homme-là a fait de mal à la religion catholique est chose incalculable ; ce qu’il a fait aussi pour préparer les voies au libéralisme moderne l’est également. Que ses quatre-vingt-cinq ans lui soient légers !La présente édition de la Lanterne ne peut comprendre autant de numéros qu’il en a paru réellement. Nous avons dû faire trop de changements et de suppressions, pour ne garder que ce qui est exclusivement le fait de l’auteur. Ainsi nous avons retranché les reproductions, les variétés et les articles divers qui, tout en se rattachant à l’esprit de l’œuvre, n’en constituent pas moins des éléments étrangers. C’est pour cette raison que nous n’avons pu fixer une date pour chaque numéro de la présente édition ; nous nous sommes contenté de mettre simplement 1er, 2e, 3e numéro…… et ainsi de suite, pour marquer les séparations qui se présentent d’elles-mêmes à la lecture de l’ouvrage. L’essentiel est que l’on connaisse l’époque à laquelle fut publiée la Lanterne et la durée de son existence. Cette durée fut courte, par la raison que la Lanterne venait trente ans trop tôt, et que l’auteur dût succomber sous la persécution et sous les effets de la guerre sourde, mais persistante, haineuse et acharnée, qu’on lui faisait de cent manières différentes.Aujourd’hui il semble que le jour de la rétribution s’annonce. Des symptômes certains l’indiquent. La jeunesse d’il y a quinze ans, devenue virile, entraînée inconsciemment dans le mouvement rapide du progrès, brusquement instruite par les événements, a ouvert les yeux, s’est éclairée et affranchie progressivement, a vu et compris bien des choses qu’elle ne voyait ni ne comprenait au temps de la Lanterne. La jeunesse d’aujourd’hui, en revanche, semble échapper au joug néfaste qui pesait alors sur les intelligences et les consciences, et se sent toute pénétrée, comme débordée par les idées modernes dont l’application se fait chaque jour sans secousses, sans révolutions, sans violence.Le temps est donc venu de faire paraître une nouvelle édition de la Lanterne, d’autant plus que cette édition nous a été demandée et redemandée maintes fois depuis plusieurs années. Nous profitons de ces dispositions favorables d’une grande partie du public, et nous faisons paraître de nouveau la Lanterne corrigée, mais non amoindrie : bien plus, nous en recommandons instamment la lecture à la génération actuelle, pour qu’elle voie ce qu’elle a gagné sur sa devancière et juge du bel avenir qui l’attend, si, non seulement elle n’est pas réfractaire aux idées de progrès qui l’enveloppent de tous côtés, mais encore s’y prête avec ardeur et en suive hardiment le cours, sans regarder en arrière ni se laisser arrêter par des craintes chimériques....

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    La Lanterne (French Edition) Door: Arthur Buies,

    ***Cette édition, agrémentée d'une table des matières et de notes dynamiques, est optimisée pour un confort de lecture maximal sur Kindle. Rappel : si vous n'avez pas de liseuse, vous pouvez télécharger l'application gratuite de lecture sur PC ou mobile et commencer à lire votre livre immédiatement !***"Je publie cette Lanterne sans crainte qu’elle soit supprimée. Je n’ai pas, Dieu merci, à redouter des ministres absolus, comme mon confrère Rochefort. Si elle est supprimée, ce sera grâce à vous, et surtout grâce à moi-même qui n’aurai pas su montrer autant d’esprit que j’en ai réellement.C’est là qu’est le danger. Si je m’en tire, je jure de changer mes habitudes de vieux garçon et de chercher à plaire aux femmes, ce qui est encore plus difficile que de plaire à des lecteurs.J’entre en guerre ouverte avec toutes les stupidités, toutes les hypocrisies, toutes les turpitudes ; c’est dire que je me mets à dos les trois quarts des hommes, fardeau lourd ! Quant aux femmes, je ne m’en plaindrai pas, elles sont si légères !Du reste, je ne leur connais que des caprices. Pourvu qu’elles aient celui de me lire…"Pour lire d'autres ouvrages classiques de qualité dans des conditions optimales, tapez "La Source des Mots" dans la barre de recherche.

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    LA LANTERNE (French Edition) Door: Arthur BUIES,

    La LANTERNE fit son apparition en 1868, vers la fin de Septembre, et s’éteignit dans le Seigneur au mois de Mars suivant, 1869, après une existence de vingt-sept numéros publiés hebdomadairement.Chaque numéro contenait seize pages remplies de terribles vérités qu’on ne pouvait, sans une témérité inouïe, exprimer à cette époque d’aplatissement général dans toutes les classes de la société, et surtout parmi la jeunesse presque tout entière accaparée par les Jésuites. Ceux-ci trouvaient dans l’évêque Bourget un appui obstiné par aveuglement et despotique par fanatisme.

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    La Lanterne (French Edition) Door: Arthur Buies,

    « Mais voici qui est plus grave. Le Canada ajoute que la Lanterne « ne contient rien, rien, si ce n’est quelque impiété, quelques irrévérences envers le clergé, que le Pays avait omis jusqu’à présent d’étaler dans ses vitrines. »Il est temps de s’entendre sur la signification de ces mots impiété, irrévérences envers le clergé. Rédigez-vous la Lanterne ? vous êtes impie. Rédigez-vous le Nouveau-Monde ? vous insultez les prêtres, vous travaillez à la ruine de la bonne presse, à la division des consciences. ( Minerve)À force de chercher le secret de cette confusion, j’ai fini par découvrir qu’elle avait été imaginée exprès pour faire croire que la Lanterne est inspirée directement par l’évêché de Montréal.Je déclare que c’est là une insigne fausseté, qu’ayant appelé mon journal La Lanterne, je ne l’ai pas appelé l’Éteignoir, et que la dite Lanterne n’est inspirée que par les sottises et les ridicules de la presse dévote, assez nombreux pour l’occuper longtemps avec toutes les variétés désirables. »

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    La Lanterne (French Edition) Door: Arthur Buies,

    La Lanterne fit son apparition en 1868, vers la fin de Septembre, et s’éteignit dans le Seigneur au mois de Mars suivant, 1869, après une existence de vingt-sept numéros publiés hebdomadairement.Chaque numéro contenait seize pages remplies de terribles vérités qu’on ne pouvait, sans une témérité inouïe, exprimer à cette époque d’aplatissement général dans toutes les classes de la société, et surtout parmi la jeunesse presque tout entière accaparée par les Jésuites. Ceux-ci trouvaient dans l’évêque Bourget un appui obstiné par aveuglement et despotique par fanatisme.Ce que cet homme-là a fait de mal à la religion catholique est chose incalculable ; ce qu’il a fait aussi pour préparer les voies au libéralisme moderne l’est également. Que ses quatre-vingt-cinq ans lui soient légers !La présente édition de la Lanterne ne peut comprendre autant de numéros qu’il en a paru réellement. Nous avons dû faire trop de changements et de suppressions, pour ne garder que ce qui est exclusivement le fait de l’auteur. Ainsi nous avons retranché les reproductions, les variétés et les articles divers qui, tout en se rattachant à l’esprit de l’œuvre, n’en constituent pas moins des éléments étrangers. C’est pour cette raison que nous n’avons pu fixer une date pour chaque numéro de la présente édition ; nous nous sommes contenté de mettre simplement 1er, 2e, 3e numéro…… et ainsi de suite, pour marquer les séparations qui se présentent d’elles-mêmes à la lecture de l’ouvrage. L’essentiel est que l’on connaisse l’époque à laquelle fut publiée la Lanterne et la durée de son existence. Cette durée fut courte, par la raison que la Lanterne venait trente ans trop tôt, et que l’auteur dût succomber sous la persécution et sous les effets de la guerre sourde, mais persistante, haineuse et acharnée, qu’on lui faisait de cent manières différentes.